Contrevérité
10,00 €Monarchie – Protectorat – République :
Suivi de Esquisse Historique du Collège Sadiki
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Si le monde arabe est en émoi depuis déjà une décennie, il n’en demeure pas moins que son érosion se prépare depuis bien plus longtemps.
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Un dialogue poignant entre l’exil et la terre d’accueil, sur l’histoire des Siciliens de Tunisie.
Des ruelles de La Goulette aux mines de phosphate de Sakiet, Ya Hasra raconte l’histoire d’une double identité forgée par le sel et le soleil tunisien. Antonio Bernardo Farruggia, dont les ancêtres sont passés de la faim sicilienne (1646) à l’exil maghrébin, livre le récit poignant de l’arrachement de sa famille en 1972.
Ce n’est pas qu’une histoire de perte : c’est un vibrant hommage à une coexistence fraternelle (avec les voisins Ali et Halima), une saga familiale marquée par le courage, les silences du père et l’amour clandestin (fuitina).
Le journal à partir duquel sont tirés les témoignages de Rachid Kacem s’inscrit dans une démarche légitime de recherche de la vérité historique que certains hagiographes ont voulu sciemment dévoyer le sens et la portée. Coïncidant avec la période de tergiversations sociopolitiques postrévolutionnaires que vit actuellement la Tunisie martyre, Devoir de mémoire tombe à point nommé pour apporter une précieuse contribution à la réécriture de cette période de son histoire dans l’espoir que les citoyennes et citoyens tunisiens d’aujourd’hui puissent tirer une grande fierté de leur histoire commune, des sacrifices consentis par leurs ascendants et de l’exemplarité des rapports d’entraide et de complicité qui existaient entre toutes les régions du pays
« Le pouvoir ne s’installe jamais dans le fracas. Il avance à pas feutrés, s’insinue dans les habitudes, se glisse dans les silences, puis s’impose comme une évidence. Au fil des années, il cesse d’être une responsabilité pour devenir un droit, puis une propriété. À Carthage, le pouvoir ne se proclamait plus : il se reflétait. Dans les salons, les sourires convenus, les regards qui n’osaient plus contredire. Tout semblait stable, maîtrisé, presque éternel. Mais cette stabilité n’était qu’un décor, une façade polie dissimulant l’usure morale, la fatigue des consciences et l’avidité des cercles proches. Ils avaient confondu la durée avec la légitimité, l’obéissance avec l’adhésion, le silence avec le consentement. Et lorsque l’Histoire frappa à la porte, ils ne l’entendirent pas. Trop occupés à contempler leur propre reflet dans les miroirs du pouvoir. »
Biographie d’Étienne Burnet (1873-1960), un intellectuel français né dans le Marne, célèbre par ses travaux de bactériologie, ses essais littéraires et philosophiques et son engagement auprès des causes humanistes du début du XXème siècle…
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L’historien n’est ni habilité à fouiller dans l’inconscient des hommes politiques ni à traquer leurs blessures narcissiques, mais il est fort à parier que de telles considérations ne sont pas absentes du harcèlement que Mohamed Attya, premier agrégé d’arabe et premier directeur tunisien du prestigieux collège Sadiki, dut subir de la part de son ancien ami et camarade de classe Bourguiba. Pourtant, la Tunisie combattante d’avant-l’Indépendance doit à Mohamed Attya la renaissance du collège Sadiki, son développement qualitatif et quantitatif, ainsi que la fondation du lycée Khaznadar.
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Retour sur deux siècles d’histoire de la dynastie husseinite, la mal-aimée de la République, mais qui a réussi à perdurer dans le temps et à faire face à tout genre d’expansionnisme des puissants pays et empires étrangers…
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