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Introduction

Après la Seconde Guerre mondiale et le génocide des juifs européens, en même temps qu’était proclamé israël (avec un petit i, car la colonie sioniste n’est pas un État) avec le soutien des grandes puissances de l’époque (seul point d’accord entre les États-Unis et l’URSS en pleine guerre froide et sur le dos des Palestiniens et du monde arabe), on assista à la renaissance miraculeuse des communautés juives, presque partout en Europe, pourtant assignées, auparavant, à vivre en marge de la société.

L’antisémitisme n’avait bien sûr pas disparu, mais il semblait refoulé à l’arrière-plan (et devenait honteux), contrairement à d’autres formes de racisme visant les populations issues des nouvelles migrations de travail sud-nord de l’après-guerre.

En réalité, depuis le 7 octobre 2023, cette intégration des populations juives en Europe ne serait qu’illusion ; les juifs seraient à nouveau indésirables partout dans le monde. C’est ce qu’affirme la sociologue franco-israélienne Eva Illouz, ainsi que de nombreux autres intellectuels, dans Le Monde du 18 décembre 2025 : « L’antisémitisme global a fait du monde entier un lieu où les juifs ne sont pas les bienvenus. »

Cette femme de gauche adhère au credo de l’idéologie sioniste qui fait de l’identification à israël l’aboutissement logique de toute existence juive.

Renvois historiques

Quelques rappels fondamentaux permettent de questionner le sionisme en tant que prétendu « mouvement de libération nationale juif ». À l’époque de son émergence, à la fin du XIXe siècle, l’histoire mondiale ne s’écrivait que d’un point de vue européen. Dans cette Europe colonialiste et impérialiste, personne ou presque ne se souciait de ce que pouvaient penser des « peuplades » jugées « arriérées », qu’il s’agisse des Noirs d’Afrique ou des Arabes du Proche-Orient.

C’est dans ce contexte idéologique et géopolitique que le sionisme naît, porté par Theodor Herzl et une poignée d’intellectuels, essentiellement ashkénazes d’Europe centrale et orientale.

Ce mouvement ne trouve d’abord d’écho que dans une petite minorité de la population juive. La grande majorité des juifs européens, qu’ils soient orthodoxes, assimilés, socialistes ou bundistes, le rejette ou l’ignore. D’ailleurs, parmi le million et demi de juifs européens qui prirent le chemin de l’exil lors de l’essor de l’antisémitisme nazi dans les années 1930, à peine 3 % d’entre eux se sont dirigés vers la Palestine. La très grande majorité choisit les Amériques, l’Europe occidentale encore accessible, ou d’autres destinations. On n’a jamais vu un « mouvement de libération nationale » à ce point minoritaire au sein de la population qu’il prétendait affranchir. Surtout, on n’a jamais vu un tel mouvement vouloir « libérer » son peuple ailleurs que sur la terre où il résidait. Cette caractéristique explique d’ailleurs le soutien que lui apportèrent de nombreux antisémites : le sionisme leur offrait une solution élégante pour faire « dégager » les juifs d’Europe.

Dans sa volonté de transporter toute une communauté en Palestine, le mouvement sioniste s’est montré particulièrement cynique et pragmatique. Il se disait prêt à tout, y compris à s’entendre avec les autorités nazies qui dirigeaient l’Allemagne. Les seules organisations juives tolérées à Berlin entre 1933 et 1939 étaient ainsi les organisations sionistes, car elles favorisaient l’émigration.

Cette question des accointances entre le mouvement sioniste et le régime nazi – souvent réduite à tort à une pure « collaboration » idéologique, alors qu’il s’agissait d’abord d’un calcul d’intérêts croisés – reste aujourd’hui encore largement taboue. Des auteurs comme Pierre Hillard (notamment dans Sionisme et mondialisme et ses conférences sur « Sionisme et nazisme, entre collaboration et opposition ») ou Youssef Hindi l’ont pourtant documentée avec précision, en s’appuyant notamment sur l’Accord de transfert (Ha’avara) de 1933 et sur les échanges qui s’ensuivirent. Un développement spécifique apparaît donc nécessaire.

L’Accord de transfert (Ha’avara) et les relations sionistes-nazies

Les sionistes juifs et les nationaux-socialistes allemands partageaient des points de vue similaires sur la manière d’aborder la fameuse question clairement antisémite : quel est le rôle légitime des juifs dans une société non juive ?

Ils s’accordaient à dire que juifs et Allemands appartenaient à des nationalités distinctes et que les juifs n’avaient pas leur place en Allemagne.

L’élément central de la coopération germano-sioniste sous Hitler fut, justement, l’Accord de transfert, un pacte qui permit à des dizaines de milliers de juifs allemands d’émigrer en Palestine avec leurs biens. Cet accord, également connu sous le nom de Ha’avara (qui signifie « transfert » en hébreu), fut conclu en août 1933 à la suite de négociations entre des responsables allemands et Chaim Arlosoroff, secrétaire politique de l’Agence juive, centre palestinien de l’Organisation sioniste mondiale.

Grâce à ce système inhabituel, chaque juif se rendant en Palestine déposait de l’argent sur un compte spécial en Allemagne. Cet argent servait à acheter des outils agricoles, des matériaux de construction, des pompes, des engrais, etc., de fabrication allemande, qui étaient exportés vers la Palestine et vendus sur place par la société Ha’avara, propriété juive, à Tel-Aviv. Le produit de ces ventes était remis à l’émigrant juif à son arrivée en Palestine, à hauteur de son dépôt en Allemagne.

Entre 1933 et 1939, quelque 60 000 juifs allemands émigrèrent en Palestine par le biais de la Ha’avara et d’autres accords germano-sionistes, soit environ 10 % de la population juive d’Allemagne en 1933 (ces juifs allemands représentaient environ 15 % de la population juive de Palestine en 1939). L’afflux de biens et de capitaux a engendré une explosion économique en Palestine juive et a été un facteur indispensable à la création d’israël en 1948.

De toute évidence, l’Accord de transfert reste l’exemple le plus concret et le plus important de coopération entre l’Allemagne hitlérienne et le mouvement sioniste international. Il permit aux autorités nazies de contourner, au moins partiellement, le boycott anti-nazi des produits allemands organisé dès 1933. À travers ce mécanisme, le Troisième Reich a, dans les années 1930, apporté un soutien matériel et financier au peuplement juif en Palestine d’une ampleur que peu d’autres États ont égalée à la même époque.

Si cet accord dut prendre fin avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939, certains sionistes radicaux allèrent plus loin. Au début du mois de janvier 1941, une petite, mais influente organisation sioniste clandestine, les « Combattants pour la liberté d’Israël » (plus connus sous le nom de Lehi ou groupe Stern), soumit une proposition formelle aux diplomates allemands à Beyrouth en vue d’une alliance militaro-politique avec l’Allemagne en guerre. Parmi ses membres figurait Yitzhak Shamir, futur Premier ministre d’Israël et mentor dès 1991 de Benyamin Netanyahou.

Cette remarquable proposition sioniste « pour la résolution de la question juive en Europe et la participation active du NMO [Lehi] à la guerre aux côtés de l’Allemagne » mérite d’être citée en détail :

  1. Des intérêts communs peuvent exister entre un Nouvel ordre européen, fondé sur le concept allemand, et les véritables aspirations nationales du peuple juif, telles qu’incarnées par le NMO.
  2. Une coopération est possible entre la Nouvelle Allemagne et un judaïsme [Hebräertum[i]] renouvelé, folklorique et national.
  3. L’établissement d’un État juif historique sur une base nationale et totalitaire, lié par un traité au Reich allemand, serait dans l’intérêt du maintien et du renforcement de la future position de puissance allemande au Proche-Orient.

Sur la base de ces considérations, et à condition que le gouvernement du Reich allemand reconnaisse les aspirations nationales du Mouvement de libération d’Israël mentionné ci-dessus, le NMO en Palestine propose de participer activement à la guerre aux côtés de l’Allemagne. Aucune trace de réponse allemande n’a été retrouvée. Une acceptation était de toute façon très improbable, car à cette époque, la politique allemande était devenue plutôt pro-arabe.

La Palestine mandataire et la Grande révolte arabe

Dans l’entre-deux-guerres, la Palestine est sous mandat britannique et les Arabes palestiniens mènent une lutte anti-coloniale qui culminera dans la Grande révolte arabe de 1936 à 1939. En réponse, la répression sera terriblement violente, et les sionistes serviront de force d’appoint aux Britanniques. Un général britannique, Orde Charles Wingate, sioniste chrétien affiché, se distinguera par sa brutalité et Moshé Dayan, futur chef d’état-major israélien, dira qu’il a tout appris de lui. Avec le génocide actuel, on peut malheureusement affirmer que les successeurs de l’élève (Dayan est mort en 1981) ont largement dépassé le maître de celui-ci.

Pour conclure ce rappel important, on peut dire que le mouvement sioniste s’est développé à l’ombre des baïonnettes britanniques et avec le soutien économique du Troisième Reich. Surtout, il bénéficiera grandement du génocide des juifs par les nazis, car le sionisme, largement minoritaire parmi les juifs avant l’avènement des nazis, deviendra très populaire parmi ceux-ci après la découverte des camps nazis. Ce constat peut sembler paradoxal et très choquant, mais ce paradoxe n’en est pas vraiment un lorsque l’on comprend que le sionisme n’a rien à voir avec la judéophilie, bien au contraire.

La résolution 181 de l’ONU (29 novembre 1947)

Le 29 novembre 1947 est votée à l’ONU la résolution n° 181 recommandant le partage de la Palestine en deux États, l’un arabe et l’autre juif, par 33 pour, 13 contre et 10 abstentions.

Plusieurs remarques doivent être faites à propos du vote de cette résolution inique :

  1. Tous les pays occidentaux (hormis le Royaume-Uni qui s’est abstenu) ainsi que le bloc de l’Est ont voté pour. En revanche, tous les pays arabes alors indépendants (seulement 6, contre 22 aujourd’hui) ainsi que les États non arabes à majorité musulmane alors indépendants (4, contre environ 50 aujourd’hui) ont voté contre.
  2. Par conséquent, un État étranger devait être implanté dans cette terre de jonction entre l’Asie et l’Afrique sans le libre consentement d’aucun pays voisin africain (hormis l’Afrique du Sud raciste, évidemment) ni asiatique. Quant à la population autochtone, elle ne fut bien sûr pas consultée : un référendum aurait immanquablement fait échouer le projet de partage.
  3. Les énormes pressions américaines consternantes et malhonnêtes en faveur du vote de la résolution.

Au 25 novembre 1947, veille de la date initialement prévue pour le vote, les pays favorables à la résolution n’étaient estimés qu’à 25 (contre 13 opposés, le reste s’abstenant). Ce total restait insuffisant, car l’adoption exigeait les deux tiers des voix exprimées. Les États-Unis obtinrent alors un report de trois jours – d’où la date finale du 29 novembre – et mirent ce délai à profit pour exercer des pressions sur plusieurs pays abstentionnistes.

La France (qui, bien que pro-sioniste, comptait s’abstenir du fait de ses colonies d’Afrique du Nord à large majorité musulmane) a été particulièrement visée. Bernard Baruch, éminence grise du président américain Truman, menaça Alexandre Parodi, l’ambassadeur de France aux Nations unies, l’avertissant qu’en cas d’abstention de la France, Truman pourrait réaffecter l’aide économique prévue pour la France. En cédant, la France entraîna les pays européens, qui comptaient s’abstenir.

Le peu de pays indépendants au moment du vote :

En effet, moins de dix ans plus tard, sept pays arabes et/ou musulmans étaient indépendants : Indonésie, Jordanie, Libye, Malaisie, Maroc, Soudan et Tunisie.

Ceci ne laisse pas de doute quant à l’issue du vote si celui-ci avait eu lieu dix ans plus tard.

De plus, aucun référendum ni consultation n’ayant été effectué, les droits du peuple palestinien à l’autodétermination n’ont pas été respectés.

Ainsi, la résolution 181 est simplement une recommandation, et les Arabes palestiniens représentant plus des deux tiers de la population, cette proposition de partage n’aurait jamais été acceptée par une majorité de la population concernée.

Force est de constater la trahison de l’URSS entraînant ses satellites de l’Est qui espérait – que le nouvel « État » d’israël deviendrait un « État » socialiste.

À peine le vote effectué, les milices sionistes de la Haganah effectueront un nettoyage ethnique afin de vider le territoire du futur État juif de sa population arabe, ce qui obligera cinq contingents arabes (Jordanie, Égypte, Syrie, Liban et Irak), poussés par leurs populations exaspérées, à intervenir.

Divisés, rivaux et surtout trahis par une entente entre la Jordanie et les sionistes, ils perdront cette première guerre arabo-israélienne. Israël sera alors constitué sur 78 % (au lieu de 56 %) de la Palestine mandataire, et l’État arabe ne verra jamais le jour, le reste du territoire étant partagé entre la Jordanie (Cisjordanie et Jérusalem-Est) et l’Égypte (bande de Gaza).

C’est la Nakba (catastrophe, détaillée dans l’ouvrage de l’auteur) palestinienne avec la destruction de plus de 500 villes et villages palestiniens accompagnée de dizaines de massacres de civils.

Pourquoi cette sympathie occidentale pour israël ?

Malgré toute cette injustice, pourquoi cette sympathie jamais démentie du monde occidental (Europe de l’Ouest et Amérique du Nord) pour cette entité sioniste ? Pourquoi ce monde a-t-il intégré comme une évidence non questionnable la mythologie du discours sioniste qui englobe israël et les juifs du monde entier dans une même totalité indifférenciée ?

Deux raisons principales ont faussé tout raisonnement impartial et objectif concernant Israël en Occident :

  1. La persistance tenace de sa propre mentalité coloniale. Celle-ci a « blanchi » les juifs, devenus subitement les agents d’une civilisation judéo-chrétienne (qui n’a pourtant jamais existé) censée faire face à la barbarie.
  2. Un puissant sentiment de culpabilité historique post-Shoah, que la propagande israélienne s’emploie à nourrir constamment. En usant et abusant de tous les vecteurs médiatiques, et notamment des productions hollywoodiennes, elle ne se contente pas de marquer les esprits : elle entretient et renforce cette culpabilité, que les sionistes exploitent ensuite pour renvoyer aux calendes grecques toute action de l’ONU ou toute voix éprise de paix et de justice.

Depuis des années, cette propagande tente de faire passer toute critique un peu consistante d’israël pour de l’antisémitisme, celle-ci ne pouvant être à ses yeux qu’une résurgence du nazisme génocidaire.

Et ça marche encore, comme en témoigne l’apparente incohérence (le fameux deux poids, deux mesures) d’une Union européenne qui refuse d’appliquer à israël les mêmes mesures de rétorsion mises en place contre la Russie suite à l’invasion de l’Ukraine, alors que les entorses au droit international, commises par un israël, maintenant génocidaire (qui ne l’a jamais respecté), sont incomparablement plus graves que celles commises par la Russie.

Ça marche en effet encore, mais pour combien de temps ? Et avec quelles conséquences ?

Le narratif israélien en recul

L’horreur israélienne s’aggravant jusqu’à aboutir au génocide actuel, resté impuni malgré les preuves irréfragables apportées par des observateurs de tous bords. Si le récit israélien s’impose encore dans le milieu politico-médiatique occidental, il tend heureusement – et il était grand temps – à laisser place au récit palestinien partout ailleurs.

La Palestine a fait l’objet d’une colonisation de peuplement radicale. L’objectif du mouvement sioniste, en y implantant une population nouvelle de souche européenne (les juifs orientaux n’arriveront que plus tard, notamment à la suite de la Shoah), n’était pas d’exploiter les Palestiniens sur place, mais de les chasser de chez eux – en les massacrant s’ils se permettaient de résister, d’où le génocide actuel –, jusqu’à détruire les traces mêmes de leur présence séculaire sur leur sol.

En cela, la colonisation israélienne est très similaire à celle par laquelle les États-Unis se sont implantés en Amérique du Nord, au prix du massacre et du déplacement massif des peuples autochtones. Ce parallèle explique en partie les affinités culturelles entre juifs israéliens et américains, ainsi que le soutien total et indéfectible des seconds aux premiers dans un abject jeu de rôle répété à souhait (le Moyen-Orient aujourd’hui, ne fait que confirmer cet état de fait).

Ce soutien est dramatique en premier lieu pour les Palestiniens, mais aussi pour les juifs israéliens qui sont victimes de leur extrémisme en se disant : si eux l’ont fait, pourquoi pas nous ?

L’impunité dont israël a bénéficié pour l’instant aura de grandes conséquences.

  1. Dans ce qu’on appelle le « Sud global », israël est détesté, et ce n’est pas la compromission de certains régimes (dont ceux de plusieurs pays arabes) qui peuvent faire illusion.
  2. Des millions de personnes avec des liens affectifs et familiaux dans ce « Sud global » vivent aujourd’hui à l’intérieur du Nord.

Les enfants de l’immigration du travail des années 1960 y sont désormais pleinement citoyens. Ils n’ont aucune raison de partager le fardeau de la culpabilité européenne à l’égard des juifs et ne voient pas pourquoi c’est un autre peuple avec lequel ils se sentent en communauté de destin qui devrait en payer le prix.

  • Au sein des populations européennes « de souche », ce philosémitisme obligé a reculé au fur et à mesure que le souvenir de la Shoah s’estompait. Trois à quatre générations après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le « plus jamais ça » ne peut plus fonctionner pour un seul groupe humain.

D’autre part, ce qui persiste de sympathie vis-à-vis de l’expansionnisme israélien se nourrit de sentiments vraiment pas honorables, comme l’islamophobie et le suprémaciste blanc. Jamais l’alliance entre le sionisme et les diverses extrêmes droites, historiquement antisémites, n’est apparue aussi éclatante. Israël étant en roue libre, ouvertement lié aux dirigeants les plus extrémistes et racistes de notre monde, ce n’est pas seulement quelques aspects de sa politique et/ou certains de ses dirigeants qui sont problématiques et condamnables. C’est tout le projet israélien qui doit être remis en cause et de façon urgente.

Conclusion

Ce qu’il faut espérer et qui devrait être l’objectif de tout militant pour une solution à la question palestinienne, est le rejet d’israël par les juifs non israéliens, c’est-à-dire un développement de l’antisionisme parmi les juifs.

Si cela n’arrive pas, il est à craindre que l’antisémitisme se développe, ce qui alimentera l’importance d’un État refuge pour les juifs et perpétuera l’État de guerre au Proche-Orient. C’est pourquoi un antisionisme militant et revendiqué (surtout parmi les Juifs) est la seule alternative sérieuse au développement de l’antisémitisme.

Par Laurent de Wangen

8 juillet 2026


[i] Hebräertum : terme allemand utilisé dans le document original du Lehi. Il désigne une conception nationaliste et « völkisch » (ethnique/folklorique) de l’identité hébraïque, distincte du judaïsme religieux (Judentum). Les auteurs de la proposition privilégiaient cette formulation pour souligner une nation hébraïque renouvelée, laïque et nationale, plutôt qu’une identité juive religieuse ou diasporique.

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