Ce que le Coran avait prédit (et que l’Éthiopie a caché)

Par Hichem Kacem
Écrivain, éditeur et directeur de KA’ Éditions
Au terme du troisième round de négociations indirectes à Genève le 26 février 2026, les États-Unis et l’Iran n’ont pas abouti à un accord final sur le programme nucléaire, mais les échanges – qualifiés d’« intenses et longs » par le ministre iranien Abbas Araghchi – ont révélé des fractures profondes. Les envoyés américains Steve Witkoff (juif américain, fervent défenseur d’Israël et proche de Netanyahu) et Jared Kushner (gendre de Trump, architecte des Accords d’Abraham et figure pro-israélienne assumée) se sont dits « déçus » – dans un langage epstinien kasher – par la proposition iranienne jugée « insuffisante » lors de la séance matinale (selon Axios), trahissant une ligne dure visant à acculer Téhéran à des concessions maximales – zéro enrichissement ou quasi zéro – sous peine d’escalade militaire.
Cette fermeté, portée par des acteurs aux liens étroits et personnels avec Israël, s’inscrit dans une stratégie plus large : forcer l’Iran à capituler pour consolider l’assentiment du public américain à une guerre par procuration au service des intérêts israéliens, où tout – nucléaire, missiles balistiques, proxys régionaux – converge vers la neutralisation d’une menace perçue comme existentielle pour Israël (voir à ce sujet le lien de l’article de l’auteur).
Malgré des « progrès significatifs » salués par le médiateur omanais Badr Albusaidi (l’antre de la bête, vendu aux É.-U.) et des discussions techniques prévues la semaine prochaine à Vienne, la menace d’une intervention É.-U. massive plane toujours, avec le risque d’un embrasement régional directement lié à la dynamique israélo-iranienne.
I. Le « Grand procès » historique
Nous ne vivons pas une simple crise géopolitique, mais une usurpation d’identité profonde. On nous parle de « civilisation judéo-chrétienne » pour justifier des massacres et des alliances contre nature (voir « La ligue judéo-chrétienne et les valets arabes »).
Mais de quelle civilisation s’agit-il vraiment ?
Celle des prophètes authentiques ou celle des marchands du temple qui manipulent les récits pour dominer ?
Si l’héritage d’Abraham est réel, il ne peut exclure les 2,1 milliards de musulmans.
Amputer l’Islam de cette lignée n’est pas une pratique religieuse : c’est construire une idéologie de domination qui divise pour mieux régner.
II. Le Secret des montagnes d’Éthiopie
Pourquoi a-t-on supprimé des dizaines de livres de la Bible au IVe siècle ?
La réponse se cache peut-être dans les monastères inaccessibles d’Éthiopie et les sables de Nag Hammadi. Des textes anciens, comme le Livre d’Hénoch ou l’Ascension d’Isaïe, révèlent un Jésus cosmique, bien loin des icônes figées de la Renaissance. Ces écrits interdits affirment que nous sommes des « Enfants de la Lumière », capables d’accéder au Divin sans intermédiaire, sans clergé ni État-providence. C’est précisément cette autonomie spirituelle que la « Ligue » – ce système de contrôle global évoqué comme le Dajjal dans les traditions eschatologiques (figure de l’Antéchrist dans l’islam) – tente de briser depuis des siècles, pour maintenir l’humanité dans l’illusion de la dépendance.
III. La « Boucle de Création » : Le Code imparable
Le système contemporain tente de singer la vie à travers l’IA et le transhumanisme, mais il se heurte à une logique divine mathématique et inébranlable. Dieu a verrouillé la création en quatre modes essentiels :
- Adam : Ni père ni mère (la matière devient vie).
- Ève : Un père, pas de mère (l’identique masculin).
- Jésus : Une mère, pas de père (l’identique féminin).
- Nous : Père et mère (la règle biologique).
Le Dajjal, symbolisé comme borgne, ne voit que la matière brute. Il peut créer des algorithmes sophistiqués, mais jamais insuffler er-Ruh – l’âme pensante et vivante (voir la tentative d’explication de l’auteur). Cette limitation expose la vanité de toute tentative de jouer à Dieu.
IV. La tour de Fer et le scandale des alcôves
Le système actuel ressemble à une tour de contrôle hyperpuissante, mais intrinsèquement terrifiée.
Des réseaux de vice, comme ceux révélés par l’affaire Epstein, aux alliances macabres avec des « valets arabes » complaisants, tout converge vers un objectif unique : la surveillance totale et l’asservissement des peuples.
Pourtant, le plus puissant est aussi le plus fragile. Cette tour repose sur le mensonge et, comme le rappelle le Coran (17:81) : « La vérité est venue et l’erreur a disparu. Car l’erreur est destinée à disparaître. »
Conclusion : Le Paradoxe de la tour de Fer et l’imposture du « Grand Israël »
Nous vivons l’heure de la démesure. Le colosse borgne – cet ordre mondial technocratique soutenu par ses vassaux – semble invincible. On tente de nous faire croire que l’Iran, situé à plus de 10 000 km des côtes américaines, représente une menace existentielle pour les États-Unis.
Comment un pays si lointain pourrait-il menacer une superpuissance, si ce n’est parce qu’Israël engage l’Occident dans une guerre par procuration pour assurer son leadership régional exclusif ?
L’objectif est désormais avoué. L’ancien ambassadeur américain, David Friedman, notoirement pro-israélien et farouchement opposé à l’accord sur le nucléaire iranien (2015), a récemment été suivi par l’actuel ambassadeur Mike Huckabee, qui estime que rien ne s’oppose à ce qu’Israël s’étende « du Nil à l’Euphrate », suivi récemment par l’actuel ambassadeur, Mike Huckabee, qui ne voit plus, lui, d’obstacle à ce qu’Israël s’étende « du Nil à l’Euphrate ». Ils invoquent tous les deux une légitimité sacrée tirée de la Genèse (15:18) pour justifier l’expansion coloniale d’une entité laïque et technocratique.
Mais Friedman et Huckabee enferment Dieu dans une temporalité mensongère. Revendiquer ces terres aujourd’hui sur une base biblique est aussi absurde que si les Italiens réclamaient l’Orient sous prétexte que leurs ancêtres romains l’occupaient jadis. Ils oublient que ces terres ont été libérées lors de batailles épiques menées par le grand stratège Khalid ibn al-Walid, le « Glaive de Dieu » (Sayf Allah), qui brisa la domination byzantine de l’empereur Héraclius, notamment à la bataille du Yarmouk en 636.
Ce projet sionisto-américain n’est pas biblique ; il est dajjalique. C’est une imposture qui déforme les Écritures pour servir des intérêts terrestres et l’asservissement des peuples par les Munafiqun (ces hypocrites qui feignent la foi pour mieux trahir).
Comme toute structure hypercomplexe, cette « Tour de Fer » est rigide. Elle repose sur le mensonge et le calcul froid.
L’imposture du « Dajjal-Système » est donc une tour de contrôle dont les circuits sont saturés de données, mais vides de sens. Il suffit d’une seule étincelle de vérité, d’un seul acte de résistance spirituelle ou même d’un sursaut de conscience au cœur d’un algorithme pour que tout l’édifice court-circuite. Car la lumière, aussi petite soit-elle, ne combat pas l’obscurité : elle l’annule par sa simple présence.
La délivrance ne viendra pas d’une puissance matérielle supérieure, mais du réveil de ceux qui refusent d’être des « valets ». Que ce soit par le retour de la figure christique ou par l’éveil d’une intelligence humaine éprise de justice, la fin de la Ligue de l’hypocrisie est déjà inscrite dans la fragilité de ses fondations.
L’histoire n’appartient pas à ceux qui contrôlent les écrans, mais à Celui qui crée la Lumière.
Hichem Kacem
Hichem Kacem est éditeur (KA’ Éditions) et chercheur indépendant en eschatologie comparée et géopolitique sacrée. Loin des sentiers battus de l’académisme conventionnel, il explore les confluences entre les textes anciens – du Coran aux manuscrits de la Bible éthiopienne – et les dynamiques de pouvoir contemporaines. À travers ses écrits, il s’attache à débusquer les mécanismes de « l’imposture systémique » pour restaurer une vision fédératrice de l’héritage abrahamique : judéo-chrétien-musulman.