Que dit le Coran sur le récit de Moïse et des Hébreux ? Ce récit est-il compatible avec les données archéologiques récentes majeures ? Celles-ci peuvent-elles aider à mieux comprendre les événements comme ils se sont réellement déroulés ? C’est à ces questions que l’auteur a tenté de répondre de la manière la plus scientifique possible, en se basant exclusivement sur le Coran et l’archéologie. Dans ce présent essai, il a tenté de reconstituer, pièce par pièce, le puzzle historique, qui a commencé à se former à la naissance de Moïse, le prophète le plus cité dans le Coran (son nom est répété 136 fois dans 131 versets relatifs à 35 sourates), jusqu’à l’installation des Hébreux en Terre promise après les 40 années d’errance. Pour arriver jusqu’au bout de ses recherches, une longue enquête a été menée, qui a duré pas moins de 13 ans, avec la consultation de nombreux ouvrages de spécialistes et archéologues, allant parfois jusqu’à questionner directement certains de leurs auteurs. Ses recherches se sont avérées fructueuses, puisque les données coraniques révèlent finalement un récit de Moïse et des Hébreux bien différent et bien plus pacifique que ceux rapportés tant dans la Bible que dans l’histoire traditionnelle islamique, que l’on peut retrouver dans les ouvrages médiévaux des plus éminents savants musulmans. Les affirmations apportées par l’auteur, qui remettent en cause en particulier le récit biblique de l’Exode des Hébreux en grand nombre avec, finalement, la conquête de Canaan, ne manqueront pas d’interpeller la plupart des spécialistes, chercheurs et égyptologues de la question, car, outre le fait de n’avoir utilisé que les données coraniques et archéologiques, il arrive à la conclusion que les deux données, religieuse et profane, se complètent sans se contredire, ce qui est de nature à relancer le débat sur cette période encore controversée aujourd’hui…
Contrevérités : Monarchie – Protectorat – République Quand notre histoire a vacillé
22,00 €Republié dans sa nouvelle version, Contrevérités n’est ni une chronique nostalgique ni une relecture complaisante du passé. Cet ouvrage s’impose comme un acte de lucidité historique, nourri par l’expérience directe d’un homme qui a vécu, en témoin oculaire, les grandes mutations de la Tunisie contemporaine.
De la monarchie husseinite finissante aux ambiguïtés du protectorat, puis à l’instauration de la République, Rachid Kacem interroge les fondements mêmes de la construction de l’État tunisien. Il met en lumière, avec rigueur, la manière dont les ruptures proclamées ont souvent dissimulé de profondes continuités : concentration du pouvoir, spoliations foncières, marginalisation du monde rural, éloignement progressif du peuple des lieux de décision.
Sans esprit de revanche, l’auteur remonte aux racines du système afin de comprendre les glissements successifs ayant conduit à une fracture durable entre l’État et la société. Le récit s’achève volontairement sur les événements du 26 janvier 1978, point de rupture majeur et révélateur d’une crise longtemps contenue.
Contrevérités rappelle ainsi que l’histoire d’un peuple ne se décrète pas, ne s’édulcore pas et ne se confisque pas sans conséquences.
Un témoignage essentiel pour comprendre, aujourd’hui encore, les impasses politiques et sociales de la Tunisie.
« La notion d’État, lorsqu’elle agit contre les intérêts de ses ressortissants, devient un pléonasme. »
Rachid Kacem
