Par Hichem Kacem

Introduction
L’histoire n’est pas une ligne droite ; elle est une succession de ruptures. Au fil des jours de la guerre qu’ils ont provoquée, les empires vacillent. Le Yémen, ce pays que la « Realpolitik 101 » condamnait à l’effacement, vient de faire une entrée fracassante dans le confrontation, en signant une deuxième salve de missiles balistiques et de drones sur l’entité sioniste. Ce n’est plus une guerre de procuration ; c’est une guerre de souveraineté spirituelle décisive.
I. L’illusion du « Dôme » et la Realpolitik du Réel
En référence à notre article précédent, les chiffres sont têtus. 93 millions d’Iraniens, et maintenant la foudre qui vient du Sud. L’idée qu’un « Tiny Spot » (un petit point) puisse, avec l’aide d’un « grand Satan » (USA) et de lobbies parasitaires, redessiner tout le Moyen-Orient est une insulte à l’histoire.
Le Yémen vient d’éclater ce narratif. Tandis que le « lanceur de MAGA » cherche des coupables et que ses alliés fuyants confirment leur « surdité », le Yémen agit, souverainement, selon ses convictions profondes.
II. L’Angoisse du Pouvoir vs L’Arrogance
C’est ici que ma récente méditation sur deux « géants » de l’islam sunnite prend tout son sens.
Abou Bakr As-Siddiq et Omar Ibn al-Khattab tremblaient à l’idée du Jugement dernier. Pour moi – ce que les événements actuels confirment -, l’histoire doit retenir leurs propres paroles, au soir de leurs vies, rapportées dans les livres les plus respectés :
- Abou Bakr : « Plût à Dieu que je fusse une herbe que les bêtes mangent puis rejettent en crottin ! »
- Omar : « Plût à Dieu que je fusse ce brin de paille ! »
S’ils souhaitaient cette insignifiance biologique, c’est qu’ils savaient qu’exercer le pouvoir est une responsabilité terrifiante face au droit des opprimés, et plus particulièrement de l’Ahl al-Bayt. Le drame de Karbala, où l’on a broyé al-Hussein comme de la paille, valide cette crainte, et peut-être cet aveu d’avoir offensé et molesté Fatima La Resplendissante, fille préférée du Prophète, épouse d’Ali Ibn Abi Taleb et mère d’al- Hassan et d’al-Hussein
Quel contraste avec Yazid (ou ses avatars modernes), qui s’accroche au pouvoir par le fer et le feu !
Yazid voit le pouvoir comme une conquête ; al-Hussein le voit comme un sacrifice.
Le Yémen agit aujourd’hui dans cette lignée : il préfère la paille de l’humilité et du sacrifice au trône de la soumission.
III. Le Yémen : Les « Oiseaux Abâbîl » Modernes
L’entrée en force du Yémen n’est pas un caprice géopolitique. Elle s’inscrit dans la Guerre Sainte selon les préceptes coraniques. C’est l’application de la Sourate Al-Fîl : les éléphants de l’arrogance technologique (les dômes de fer, les blindés, les satellites) sont en train d’être réduits à l’état de paille mâchée (‘asfin ma’kûl) par la foudre yéménite, iranienne et libanaise du Sud
Conclusion
La « Balance » (Mizân) de la Sourate Ar-Rahmân est en train de se rééquilibrer.
Trump peut menacer de Mar-a-Lago, les lobbies peuvent pomper des milliards, mais ils ne peuvent rien contre la Rectitude.
L’histoire ne se fait pas sur les cartes immobilières, elle se fait par la force des cœurs qui refusent de plier.
Le Yémen, en choisissant la voie de la rectitude, vient d’ouvrir la porte à une nouvelle ère : celle où le sang des martyrs fertilise enfin la terre pour de vrai.
Les Arabes sunnites de la région et les enrubannés du Golfe, en choisissant la servilité, la trahison et la coalition antinomique avec les Epsteiniens décadents, ne pourront plus résister devant le courroux et la grogne de leurs peuples, qui finiront par les détrôner à brèves échéances.
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