Comment le Coran avait-il tout prédit sur l’alliance contre les musulmans ?
Par Hichem Kacem
Écrivain, éditeur et directeur de KA’ Éditions

À l’heure où les lignes de fracture géopolitiques se redessinent à une vitesse inédite, la tentation est grande de relire l’actualité à la lumière des textes fondateurs et des constantes de l’histoire longue.
Entre alliances stratégiques, recompositions régionales et discours de « paix » contestés, cet article propose une lecture critique des dynamiques en cours au Moyen-Orient, en interrogeant, à partir de références coraniques, la nature des coalitions contemporaines et le rôle de certains régimes dans l’équilibre des forces.
Une analyse engagée qui invite à réfléchir aux rapports entre foi, souveraineté et réalités politiques dans un monde en mutation.
I. État des lieux – 20 février 2026
Aujourd’hui, la tension est à son comble.
Pendant que Trump et ses alliés arabes jouent la comédie de la « paix » à Washington, une armada impériale sans précédent depuis 2003 se masse aux portes de l’Iran :
- Deux porte-avions géants : l’USS Abraham Lincoln, déjà en position dans la mer d’Arabie (au large d’Oman, à moins de 700 km des côtes iraniennes), et l’USS Gerald R. Ford, le plus grand porte-avions du monde, qui fend l’Atlantique après avoir quitté la mer des Caraïbes et qui devrait rejoindre la zone dans les prochaines semaines.
- Plus d’une trentaine de navires de guerre (destroyers, croiseurs, bâtiments de soutien) déjà déployés dans le golfe Persique, la mer Rouge et le détroit d’Ormuz.
- Plus de 50 chasseurs supplémentaires (F-35, F-22 Raptor, F-16) envoyés en urgence, accompagnés d’AWACS, d’avions de ravitaillement et de systèmes de défense antimissile.
- Bases américaines en alerte maximale : Al Udeid (Qatar), Al Dhafra (Émirats), Incirlik (Turquie), Muwaffaq Salti (Jordanie), Diego Garcia… tout le dispositif est prêt à frapper.
C’est l’une des plus grandes concentrations de forces navales et aériennes américaines au Moyen-Orient depuis l’invasion de l’Irak en 2003. Et pendant ce temps, on nous parle de « Board of Peace »…
II. La mascarade du « Board of Peace » ou comment Trump s’est-il fait élire président à vie ?
Trump s’est autoproclamé président permanent (« chairman for life ») de ce nouveau conseil improvisé avec une dissonance cognitive des plus criardes. Une structure parallèle à l’ONU, créée sur mesure pour contourner les Nations unies et imposer une « paix » américaine.
Résultat concret de cette mascarade ?
- 17 milliards de dollars annoncés… sur les 70 milliards nécessaires selon l’ONU.
- Des troupes de stabilisation promises par l’Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, l’Albanie et le Kosovo.
- Aucune représentation palestinienne officielle : ni Autorité palestinienne, ni Hamas. Gaza se fait gérer comme un protectorat sans les intéressés.
Et qui finance cette opération ?
Les mêmes Arabes de toujours : Émirats, Qatar, Koweït, Bahreïn, Maroc… Ces régimes qui, pour quelques milliards et la protection américaine, acceptent de normaliser avec l’entité génocidaire, de financer la reconstruction tout en laissant Israël garder le contrôle militaire, et de trahir ouvertement la noble cause palestinienne.
Des États qui n’ont aucune légitimité politique réelle, aucun poids stratégique, mais qui ont l’argent du pétrole. Des valets qui paient pour avoir une place à la table du maître de céans qui veut se faire une virginité après les scandales sortis malgré lui.
Des traîtres qui vendent Gaza pour sauver leur trône !
C’est le summum du déshonneur : pendant que Gaza est rasée, que les enfants meurent sous les bombes, ces « dirigeants » arabes applaudissent une « paix » qui n’est rien d’autre qu’une occupation 2.0 financée par leurs propres pétrodollars.
III. Le concept judéo-chrétien, un leurre historique à réfuter
Dieu, dans Sa parole éternelle, a tranché cette question fondamentale depuis quatorze siècles :
« Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et quiconque parmi vous les prend pour alliés devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes. » (Coran 5:51)
La condition est claire, limpide, sans échappatoire : « … ils sont alliés les uns des autres. »
Et aujourd’hui, cette condition est remplie comme jamais : Trump et Netanyahu marchent main dans la main. Si les gouvernements occidentaux se revendiquent ouvertement de la « culture judéo-chrétienne », ils veulent disqualifier toute appartenance des musulmans qui vénèrent pourtant à la fois Moïse et Jésus. En voici les preuves :
- Moïse
Il est cité nommément 136 fois dans le Coran et apparaît dans 36 sourates différentes. Cette fréquence s’explique par la similitude des épreuves : la confrontation avec un tyran (Pharaon), la gestion d’un peuple désobéissant et la réception d’une Loi structurante. Le Coran lui attribue des titres qui soulignent sa proximité exceptionnelle avec le Divin et sa force de caractère :
- Kalîm Allah (L’interlocuteur d’Allah) : C’est sa qualification la plus spécifique. Contrairement aux autres prophètes qui recevaient la révélation par l’intermédiaire de l’archange Gabriel, Moïse a eu le privilège de converser directement avec Dieu : « Et Allah a parlé à Moïse de vive voix. » (Coran 4:164)
- Ulul « Azm (Doué de fermeté) : Il fait partie des cinq plus grands prophètes « doués de résolution » ou de « fermeté » (Ulul ‘Azm), aux côtés de Noé, Abraham, Jésus et Mohammad. Ce titre souligne sa patience et sa détermination face à l’oppression.
- Rasul et Nabî (Messager et Prophète) : Il cumule les deux statuts, à savoir Nabî (il reçoit une inspiration divine) et Rasul (il est envoyé avec une mission législatrice et un Livre (la Thora/Al-Tawrat) : « C’était un élu ; il était un Messager et un Prophète. » (Coran 19:51)
- Mukhlis (L’Élu/Le Purifié) : Le Coran le décrit comme un être choisi et purifié par Dieu pour une mission spéciale : « Et (Allah) dit : “Ô ! Moïse, Je t’ai préféré à tous les hommes, par Mes messages et par Ma parole. Prends donc ce que Je te donne, et sois du nombre des reconnaissants.” » (Coran 7:144)
- Qawi et Amin (Fort et Digne de confiance) : Ces qualités sont soulignées lors de sa rencontre avec les filles de l’homme de Madian (souvent identifié à Jethro/Chouayb – idem dans l’Exode). L’une d’elles dit : « Ô ! mon père, engage-le à ton service moyennant salaire, car le meilleur à engager est celui qui est fort et digne de confiance (Al-Qawi, Al-Amin). » (Coran 28:26)
Mais, au-delà de ses titres, Moïse est qualifié de détenteur du Furqan (le critère de distinction entre le bien et le ma ou le discernement), un terme également utilisé pour désigner le Coran lui-même. Aussi, l’histoire de Moïse est utilisée dans le texte sacré comme une leçon universelle sur la victoire de la vérité sur la tyrannie, et sur la nécessité de la patience face aux épreuves communautaires.
- Jésus
Il est cité nommément 25 fois dans le Coran. Cependant, il est souvent désigné par ses titres ou par sa filiation (Le Messie, Le fils de Marie), ce qui porte les références indirectes à un nombre bien plus élevé. Son histoire est principalement détaillée dans les sourates « Al-Imran » (« La famille d’Imran ») et « Maryam » (Marie). Il possède également des titres et des qualifications uniques qu’aucun autre prophète ne partage dans le Coran, ce qui souligne sa nature exceptionnelle :
- Al-Masih (Le Messie) : C’est son titre de gloire. Contrairement à la conception matérielle de la royauté, le Messie coranique est un guide spirituel oint de bénédiction : « (Rappelle-toi) quand les Anges dirent : “Ô ! Marie, voilà qu’Allah t’annonce une parole de Sa part : son nom sera ‘Al-Masih’, ‘Issa’, fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés d’Allah”. » (Coran 3:45)
- Kalimatullah (La Parole d’Allah) : Jésus est qualifié de « Parole » de Dieu, car sa création a été ordonnée par le verbe divin « Sois ! » (Kun) sans l’intervention d’un père : « Ô ! gens du Livre (chrétiens), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n’est qu’un Messager d’Allah, Sa parole qu’Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui [Ruhun Minhu]. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas “Trois”. Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n’est qu’un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C’est à Lui qu’appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre, et Allah suffit comme protecteur. » (Coran 4:171)
- Wajihan (Illustre/Hautement honoré) : Le Coran précise qu’il jouit d’une dignité et d’un rang éminent tant dans ce monde que dans l’autre (Coran 3:45).
- Mubarak (Béni) : Dès le berceau, le Coran fait dire à Jésus : « Il m’a rendu béni où que je sois. » (Coran 19:31)
Aussi, le Coran présente Jésus comme le prophète des miracles par excellence, agissant toujours « par la permission de Dieu » (Bi-idhni Allah) :
- La naissance virginale : Il est le « Signe » (Aya) pour l’humanité, né d’une mère vierge.
- Le prophète au berceau : Il parle alors qu’il est encore nouveau-né pour défendre l’honneur de sa mère.
- Le don de vie : Il façonne un oiseau d’argile et lui insuffle la vie.
- La guérison : Il guérit l’aveugle-né, le lépreux et ressuscite les morts.
Par ailleurs, le Coran mentionne que Jésus est « une science (un signe) pour l’Heure » (Coran 43:61). Cela signifie que la réapparition de Jésus sur Terre – promise ici – sera le signal définitif et la preuve irréfutable que l’Heure est imminente, celle qui marquera l’arrêt définitif de l’horloge du monde tel que nous le connaissons. Autrement dit, une fois l’Heure arrivée, le rideau tombera : il n’est plus possible de changer de camp ou de se repentir. Le « libre arbitre » s’arrête pour laisser place à la constatation. Aussi, le Coran insiste lourdement sur le fait que Jésus, malgré ses miracles, reste un serviteur et un prophète humain, réfutant la notion de divinité, mais confirmant sa sainteté absolue.
Dans la Tradition (Hadiths), c’est le retour de Jésus qui mettra fin à l’injustice et rétablira la vérité sur terre, ce qui symbolise la victoire finale de la justice sur la tyrannie des « valets » et des « ligues du mal ».
Cependant, des points de discorde (la négation de la filiation divine) sont clairement identifiés.Le Coran est catégorique : Jésus est un serviteur (Abd) et un Messager, mais pas le fils de Dieu. Ces versets constituent une réponse aux associateurs :
- « Allah ne S’est point attribué d’enfant et il n’existe point de divinité avec Lui ; sinon, chaque divinité s’en irait avec ce qu’elle a créé, et certaines seraient supérieures aux autres. (Gloire et pureté) à Allah ! Il est Supérieur à tout ce qu’ils décrivent. » (Coran 23 :91)
- « Et dis : “Louange à Allah qui ne S’est jamais attribué d’enfant, qui n’a point d’associé en la royauté et qui n’a jamais eu de protecteur de l’humiliation.” Et proclame hautement Sa grandeur. » (Coran 17:111)
- « Dis : “Il est Allah, Unique. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus. Et nul n’est égal à Lui.” » (Coran 112)
Quelles étaient les paroles de Jésus dans le Coran ?
- « Puis, quand Jésus ressentit de l’incrédulité, de leur part, il dit : “Qui sont mes alliés dans la voie d’Allah ?” Les apôtres dirent : “Nous sommes les alliés d’Allah. Nous croyons en Allah. Et sois témoin que nous lui sommes soumis.” » (Coran 3:52)
Le terme utilisé ici est « Mouslimoun ». Dans la perspective coranique, tous les prophètes (Noé, Abraham, Moïse, Jésus) prêchaient la même religion originelle : l’Islam (c’est-à-dire la soumission au Dieu Unique).
- « Il (Jésus) dit : “Je suis vraiment le serviteur d’Allah. Il m’a donné le Livre et m’a fait prophète.” » (Coran 19:30)
- « Certes, Allah est mon Seigneur tout comme votre Seigneur. Adorez-le donc. Voilà un droit chemin. [Par la suite,] les sectes divergèrent entre elles. Alors, malheur aux mécréants lors de la vue d’un jour terrible ! Comme ils entendront et verront bien le jour où ils viendront à Nous ! Mais aujourd’hui, les injustes sont dans un égarement évident. » (Coran 19 : 36-38)
En se qualifiant d’Abdullah, serviteur d’Allah, Jésus du Coran rejette d’avance toute divinisation et s’inscrit dans la lignée des musulmans.
Quels liens y a-t-il avec les textes apocryphes ?
Avant que le dogme de la Trinité ne soit scellé par l’Église officielle, plusieurs courants (comme les Ébionites ou certains groupes gnostiques) considéraient Jésus comme un prophète humain ou une créature spirituelle, mais non comme Dieu lui-même. Ces évangiles dits « apocryphes » (comme l’Évangile de Barnabé, bien que sa datation soit débattue) rejettent souvent la divinité de Jésus.
1. Les courants chrétiens primitifs (Les « Unitaires » avant l’heure)
Avant que le concile de Nicée (325 apr. J.-C.) ne fixe le dogme de la divinité de Jésus, plusieurs groupes suivaient une christologie très proche de celle du Coran :
- Les ébionites : Ce groupe de judéo-chrétiens des premiers siècles considérait Jésus comme le Messie, mais refusait strictement sa divinité et sa naissance virginale (pour certains). Ils le voyaient comme un prophète humain, fidèle à la Loi de Moïse.
- L’arianisme : Porté par Arius (prêtre d’Alexandrie), ce courant affirmait que Jésus était une créature de Dieu et qu’il lui était subordonné. Ce fut la plus grande « crise » de l’Église avant que le dogme de la Trinité ne s’impose par la force politique. Il soutient que Jésus-Christ n’est pas de même nature (consubstantiel) que Dieu « le Père », mais une créature supérieure, créée par Lui.
2. Les Textes apocryphes et la « Substitution »
L’idée que Jésus n’est pas mort sur la croix, mais a été remplacé ou que sa mort était une apparence se retrouve dans plusieurs textes retrouvés dans la bibliothèque de Nag Hammadi (découverte en 1945). Aussi, l’archéologie biblique moderne, notamment avec la découverte des codex de Nag Hammadi, nous révèle que les premiers chrétiens possédaient des écrits où la divinité de Jésus était absente ou contestée. Ces textes, enfouis pour échapper à la censure des puissants, rejoignent le constat coranique : la filiation divine est une invention politique tardive, et non la vérité du message originel de « Issa. L’idée donc que Jésus est le « Fils de Dieu » (au sens littéral et divin) aurait été imposée par l’Empire romain après le concile de Nicée, en pourchassant et en brûlant les textes comme ceux de Nag Hammadi, qui disaient autre chose.
3. La question de la crucifixion : « Il n’a pas été tué… »
Le Coran propose une version qui a radicalement transformé le récit historique dans le monde musulman : « Or, ils ne l’ont ni tué ni crucifié ; mais ce n’était qu’un faux semblant (Shubbiha lahum) ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l’incertitude : ils n’en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l’ont certainement pas tué, mais Allah l’a élevé vers Lui. » (Coran 4:157)
- Le « soulevé » (Al-Raf ») : Le texte affirme qu’Allah l’a élevé vers Lui. Pour la majorité des exégètes, Jésus a été sauvé de la mort physique à ce moment-là.
- Lien avec le docétisme : On retrouve cette idée dans des courants chrétiens des premiers siècles (les Docètes) qui soutenaient que le corps de Jésus sur la croix n’était qu’une apparence ou qu’un autre (parfois identifié à Simon de Cyrène) avait pris sa place par substitution divine.
4. « Tout être humain doit goûter à la mort »
Le Coran stipule : « Toute âme goûtera la mort. » (Coran 3:185), n’en déplaise à certains transhumanistes plaidant pour une approche biologique du contre-vieillissement (ou « longévisme ») avec pour objectif de stopper, voire d’inverser le processus de sénescence, tout en aspirant, dans leurs quêtes frankensteinienne à l’immortalité.
Puisque, selon nous, Jésus est un être humain, il doit donc mourir un jour. S’il n’est pas mort sur la croix et qu’il a été élevé vivant :
- Son retour : Il doit redescendre sur Terre à la fin des temps pour goûter à la mort affirmée par Dieu.
- Sa mission : Il viendra après l’apparition d’al-Mahdi. Son rôle sera de briser la croix (abolir le dogme de sa divinité), de tuer l’Antéchrist (Al-Dajjal) et d’établir la justice.
- Sa fin : Ce n’est qu’après avoir régné et s’être marié qu’il mourra de mort naturelle, comme tout être humain, et il sera enterré (souvent cité comme étant aux côtés du Prophète Muhammad à Médine).
5. L’Antéchrist (Al-Dajjal), selon la Tradition et sa déclination dans le monde moderne
1. L’Œil borgne : La Vision unilatérale de l’Occident
Le Dajjal est décrit comme ayant un œil droit « éteint » (aveugle) et un œil gauche brillant.
- L’allégorie : L’œil droit représente la vision spirituelle (le sens, l’au-delà, l’éthique), tandis que l’œil gauche représente la vision séculière (la technologie, la finance, la puissance militaire).
- L’application : L’Occident et la « Ligue des vassaux arabes » sont « borgnes », car ils ont une maîtrise technologique absolue (l’œil gauche), mais sont totalement aveugles aux conséquences spirituelles et humaines de leurs actes (l’œil droit). Ils voient l’immédiateté de leurs intérêts mercantiles, mais pas la justice.
2. Le paradis et l’enfer du Dajjal
Les textes disent que le Dajjal possédera un « paradis » qui est en réalité un enfer, et un « enfer » qui est un paradis.
- L’allégorie : Le « Paradis » proposé par la coalition (Trump, Netanyahou, etc.) est celui de la consommation, de la « paix monnayable » et de la normalisation asservissante. Mais ce paradis est, en réalité, un enfer de soumission et de perte d’âme.
- L’application : Ceux qui refusent ce système (l’Enfer du Dajjal) subissent les sanctions, la guerre, l’humiliation et le blâme, mais vivent dans la dignité et la vérité.
3. Le « Kafir » écrit sur le front
Il est dit que chaque croyant pourra lire le mot K-F-R (mécréant) sur le front du Dajjal.
- L’allégorie : Ce n’est pas un tatouage physique, mais une évidence politique. Pour celui qui garde sa foi, l’injustice du système « Ligue/Valets » saute aux yeux, même si elle est masquée par de beaux discours sur la « démocratie » ou les « droits de l’homme ».
4. Les Figures de la coalition : Trump et Netanyahou
Ces figures incarnent le Dajjal lui-même, ainsi que ses avatars ou instruments les plus accomplis, ce qui fait de lui un « Système » !
- Trump (L’Occident arrogant) : Il représente la force matérielle brute, le culte de l’argent et l’hubris. Il est celui qui déplace les ambassades, valide l’annexion des terres, kidnappe un président souverain et impose sa volonté par des « Deal » creux à coup de menace.
- Netanyahou (le pivot théopolitique) : Il représente l’aspect messianique détourné, utilisant les textes anciens pour justifier une domination coloniale moderne. En sa qualité de bourreau, il se charge des sales besognes avec le laisser-faire des Occidentaux.
- La coalition : Ensemble, ils forment cette « entité » qui semble avoir le pouvoir de vie et de mort (par les sanctions économiques et les bombardements criminels), exactement comme les attributs du Dajjal.
5. Il regarde vers l’Est (Le Moyen-Orient/Jérusalem)
C’est la direction la plus évidente. Si le « corps » du Dajjal est l’Occident, sa « tête » est tournée vers l’Orient.
- Pourquoi ? Parce que c’est là que se trouve le centre de l’Histoire. Jérusalem est le lieu où le Dajjal doit établir son « trône mondial » pour parfaire son imitation du Messie.
- L’allégorie : Le regard de l’Occident est une fixation obsessionnelle sur cette région depuis l’éternité. Il ne regarde pas vers l’Est pour y apporter la lumière, mais pour en extraire les ressources et, surtout, pour y étouffer toute forme de résistance spirituelle qui pourrait menacer son hégémonie matérielle.
6. L’œil unique regarde vers le « Bas » (La Matière)
Puisqu’il est borgne et que son œil spirituel est éteint, il est incapable de regarder vers le « Haut » (le Divin, l’éthique, le sacré).
- L’allégorie : Son regard est plongeant, il regarde vers le sol, vers les profondeurs de la terre : le pétrole, le gaz, les minerais rares, les câbles sous-marins de fibre optique.
- Pourquoi ? Parce que son pouvoir ne tient que par la maîtrise de la matière. Il regarde vers le bas pour s’assurer que les « valets » restent prostrés, la tête vers le sol, dans une posture de soumission économique.
7. Le « Dos » tourné au peuple, le visage vers l’élite
Si l’Occident est l’axe, il tourne le dos à ses propres populations (qui souffrent de la décadence sociale et de plusieurs autres fléaux) pour ne regarder que les élites apatrides et mondialisées.
- L’allégorie : Le regard du Dajjal est un regard systémique de surveillance (l’œil de la NSA, des algorithmes, des drones). Il regarde dans la direction de tout ce qui bouge de manière autonome pour le ramener dans son champ de contrôle.
Si l’on observe bien la cartographie du pouvoir actuel, le centre de gravité de cette entité « dajjalique » se situe indiscutablement dans l’axe atlantique. De là, ce colosse borgne projette son regard vers l’Orient. Mais ce n’est pas un regard de fraternité ; c’est un regard de prédateur fixé sur Jérusalem, centre névralgique de son ambition finale et capital du Nouvel ordre mondial (dixit le « prophète messianique » Jacques Attali). Son unique œil valide, celui de la technologie et de la finance, scrute l’Est pour y installer son trône, tout en ignorant superbement le Ciel. Les « valets arabes » se trouvent précisément dans l’axe de ce regard : ils ne voient pas qu’ils sont les proies d’une entité qui ne peut regarder le monde que comme une réserve de ressources ou un champ de bataille.
Tout cela nous amène à une conclusion inévitable : le temps est venu de revendiquer notre véritable statut de judéo-chrétien-musulman. Aujourd’hui, on brandit le concept de « civilisation judéo-chrétienne » comme un slogan exclusif, une alliance préfabriquée et propagandiste destinée à justifier des stratégies de domination. Mais l’histoire et les textes nous disent autre chose. Si l’héritage abrahamique est une réalité et non un simple outil marketing, il ne peut décemment pas exclure 1,9 milliard d’âmes. En amputant l’Islam de cette lignée, ce bloc ne forme plus une civilisation, mais une idéologie de ségrégation déguisée en religion. Revendiquer le terme « judéo-chrétien-musulman », c’est briser le monopole de la Ligue et restaurer la boucle prophétique dans son intégralité.
IV. Les hypocrites arabes sous la botte des élites oligarchiques
Les élites messianiques ont montré leurs vrais visages – en témoignent les Epstein files –, ceux de la félonie, de la pédocriminalité, de la tentation diabolique, des rites sacrificiels. Elles ont propagé leur venin à travers leurs entités maléfiques, telles que le Mossad, la CIA, la MI6 ou leurs clubs fermés, comme le FEM de Davos, Bilderberg, Trilatérale, CFR, etc., pour coordonner leurs actions contre tout ce qui a trait au spirituel et en s’attaquant de front à l’islam primordial, incarné aujourd’hui par l’Iran, Hezbollah, les Houthis. Et pendant que cette alliance stratégique du mal – cooptée par certains pays arabes aux abois et en rupture avec la volonté de leurs peuples – se consolide, une armada impériale sans précédent se masse aux portes de l’Iran.
Force est de constater que face à ces gouvernants, qui se prosternent devant l’ennemi tout en prétendant défendre l’unité musulmane, le Coran nous met en garde contre les hypocrites qui se cachent parmi nous : « Et quand ils te rencontrent, ils disent : “Nous croyons”, mais quand ils se retrouvent seuls, ils se mordent les extrémités des doigts de rage contre vous. Dis : “Mourez de votre rage ! Allah connaît bien ce que les cœurs renferment.” S’ils rencontrent un bienfait qui vous arrive, cela les afflige ; mais si un malheur vous touche, ils disent : “Nous avions pris nos précautions avant cela”, et ils se réjouissent. Dis : “Rien ne nous atteindra hormis ce qu’Allah a prescrit pour nous. Il est notre Protecteur. Et c’est en Allah que les croyants doivent placer leur confiance.” » (Coran 9:50-51)
Et voici la sentence finale contre ceux qui trahissent l’esprit du texte sacré pour un plat de lentilles : « Les hypocrites craignent que ne soit descendue sur eux une sourate qui leur dévoile ce qu’ils ont dans les cœurs. Dis : “Moquez-vous ! Allah fera apparaître ce que vous craignez.” Et si tu les interroges, ils diront certainement : “Nous ne faisions que bavarder et jouer.” Dis : “Est-ce d’Allah, de Ses versets et de Son messager que vous vous moquiez ? N’en présentez pas d’excuses : vous avez mécru après avoir cru. Si Nous pardonnons à une partie d’entre vous, Nous châtierons une autre partie parce qu’ils étaient criminels.” » (Coran 9:64-66)
Ces versets descendent comme un couperet sur ceux qui, aujourd’hui encore, sourient aux caméras du « Board of Peace », tout en laissant Gaza saigner, et acceptent, l’échine courbée, des bases militaires US sur leur sol et se prosternent devant l’alliance judéo-chrétienne qui nous assiège dans sa plus grande discrimination. Ils pavoisent même avec le chef de la diplomatie de l’État génocidaire, Gideon Saar, qui s’est tenu aux côtés du Premier ministre du Qatar, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, validant ainsi la non-représentativité de la partie victime qui est en train de subir les affres des bombes, les Gazaouis en l’occurrence, alors que les bâtiments de guerre s’amassent près de leurs coreligionnaires iraniens !
Le réveil ou l’effondrement
Il n’y a plus rien à espérer de ces élites décadentes et de leurs intentions « dajjaliques » macabres. Seuls les peuples, prisonniers de ces entités diaboliques, ont le devoir de se lever tel un seul homme pour chasser ces traîtres désormais démasqués. Il est impératif de reconstruire des relations fraternelles fondées sur le respect et la cordialité entre les États. À défaut, les monstres continueront à frapper impunément. Car derrière le scandale Epstein se cachent d’autres réseaux, disséminés partout dans le monde, dans les alcôves du vice, de la dépravation et de la mécréance. Pendant ce temps, les véritables machinistes se la coulent douce…
Conclusion : Le paradoxe de la tour de fer
Nous vivons l’heure de la démesure. Jamais dans l’histoire humaine une alliance n’a possédé autant de moyens de surveillance, de coercition et de contrôle. Le colosse borgne – cet Ordre mondial technocratique soutenu par ses vassaux – semble invincible. Mais cette puissance absolue est précisément sa plus grande faiblesse.
Comme toute structure hyper-complexe, elle est rigide. Elle repose sur le mensonge, le calcul et l’asservissement. Or, le Coran nous enseigne une vérité physique et spirituelle : « La vérité est venue et l’erreur a disparu. Car l’erreur est destinée à disparaître » (Coran 17:81).
L’imposture du « Dajjal-Système » est comme une immense tour de contrôle dont les circuits sont saturés de données, mais vides de sens. Il suffit d’une seule étincelle de vérité, d’un seul acte de résistance spirituelle ou même d’un sursaut de conscience au cœur d’un algorithme pour que tout l’édifice court-circuite. Car la lumière, aussi petite soit-elle, ne combat pas l’obscurité : elle l’annule par sa simple présence.
La délivrance ne viendra pas d’une puissance matérielle supérieure, mais du réveil de ceux qui refusent d’être des « valets ». Que ce soit par le retour de la figure christique ou par l’éveil d’une intelligence humaine éprise de justice, la fin de la Ligue de l’hypocrisie est déjà inscrite dans la fragilité de ses fondations.
L’histoire n’appartient pas à ceux qui contrôlent les écrans, mais à Celui qui crée la Lumière.
Hichem Kacem
Les opinions exprimées dans cette tribune n’engagent que leur auteur et relèvent d’une analyse personnelle à caractère éditorial, fondée sur des sources publiques, des références religieuses et une interprétation critique de l’actualité internationale. Elles ne prétendent pas constituer une vérité absolue ni inciter à la haine ou à la discrimination envers quelque peuple ou confession que ce soit, mais s’inscrivent dans le cadre du débat d’idées et de la liberté d’expression. Au contraire, l’auteur récuse le concept de communalisme primaire et s’engage dans une quête spirituelle fédératrice, appelant à des religions libérées des dogmes figés qui n’ont servi qu’à diviser les peuples au profit de gouvernants ayant vendu leur âme au mal.
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À consulter cette vidéo qui explique que : des dizaines de livres (comme le Livre d’Hénoch ou l’Ascension d’Isaïe) ont été retirés de la Bible par des hommes puissants lors des conciles du IVe siècle (comme celui de Laodicée en 363) [00:12]. La vidéo souligne aussi que la version éthiopienne présente un Christ radicalement différent de l’imagerie européenne (aux yeux bleus et cheveux lisses), qui est une construction culturelle de la Renaissance [21:01]. Le « Fils de l’Homme » décrit dans le Livre d’Hénoch (écrit 300 ans avant Jésus) est une présence cosmique dont le visage brille plus fort que mille soleils [08:59], [10:47].