Par Hichem Kacem
Écrivain, éditeur et directeur de KA’ Éditions

Les apparences trompeuses des sommets internationaux et des palais dorés cachent une réalité que les textes sacrés avaient déjà proscrite : le règne de la perversion systémique. L’affaire Epstein n’est pas un simple fait divers, c’est le symptôme d’une élite qui, à l’image du peuple de Loth (Lout), a érigé l’abjection en mode de gouvernance.
1. L’infrastructure du chantage
Ce que je nomme l’Epsteingate est en réalité une alcôve moderne où les puissants sont « tenus » par leurs vices et sévices. Dans le récit coranique, le peuple de Loth ne se contentait pas de l’immoralité ; il agressait les voyageurs et pratiquait le brigandage en réunion dans cette île de Sodome, qui renvoie à la ville de Sodome la plus corrompue et la plus criminelle de l’époque. Aujourd’hui, les « voyageurs » sont des enfants vulnérables, et le brigandage est devenu une prédation organisée pour garantir la loyauté des décideurs mondiaux par le chantage. Les grands architectes de cette immondicité, ces « bâtisseurs » séculiers au mépris du spirituel, ne sont autres que les agents du Mossad, issu des survivances du SHA’Y, le service de renseignement de la Haganah, milice criminelle juive clandestine chargée de la sécurité des habitants juifs en terre de Palestine depuis le début du XXe siècle. La Haganah (« protection » en hébreu) a notamment constitué le noyau dur de l’armée israélienne après la création de l’État d’Israël en mai 1948 par le bon vouloir des Britanniques et de l’ONU complice, sur les décombres des populations autochtones, obligés de fuir un génocide avant terme.
2. La corruption de la nature humaine (Al-Fitra)
Le Coran souligne que le crime du peuple de Loth était une fâcheuse innovation dans la transgression : « Allez-vous commettre une turpitude que nul ne vous a précédé à commettre ? » (Sourate Al-A’raf 7:80) En institutionnalisant ces pratiques dans des îles privées ou des clubs fermés, cette élite « davosienne » cherche à briser la Fitra – la nature primordiale, pure et innée avec laquelle Dieu a créé l’être humain – pour créer un monde où plus aucune limite morale ne vient freiner leur soif de domination. La voracité lubrique de ces pédocriminels nés dépasse l’entendement, puisque des rites sataniques sont pratiqués dans des laboratoires improvisés qui leur procurent jouissances orgasmiques, voluptés et extases dans leur « cannibalisme » congénital.
3. Le châtiment de l’aveuglement
Le peuple de Loth a fini par être frappé d’aveuglement avant que leur cité ne soit renversée. Aujourd’hui, nous voyons cette même cécité frapper nos dirigeants : ils ne voient plus la souffrance des peuples, ils ne voient plus les signes de l’effondrement de leur propre système. Ils sont perdus dans leurs « alcôves », ivres de pouvoir et de perversion.
4. Les complices du désert : la trahison des « Gardiens »
On ne peut occulter la présence, dans ces listes de l’infamie, de certains noms issus du monde arabe. Ces « élites » qui, au lieu de protéger la Oumma et de porter les valeurs de pudeur (Haya) et de noblesse d’âme, se sont vautrées dans les lupanars de l’Occident, diabolisant l’Iran comme dernier rempart à l’abject ordre mondial.
Leur implication n’est pas qu’une déchéance morale privée ; c’est une chaîne politique. En se laissant piéger dans les filets d’Epstein ou de ses successeurs, ces dirigeants ont vendu leur capacité de décision. S’ils se taisent aujourd’hui face à l’écrasement du Levant, c’est parce que leurs secrets sont enfermés dans les coffres-forts des services de renseignement sionistes et américains. Comme le peuple de Loth, ils ont préféré « leurs désirs » à la survie de leur propre cité. Ils ne sont plus des chefs, mais des otages consentants.
Conclusion
L’histoire nous enseigne que, lorsque l’immoralité devient le ciment d’un empire et de ses vassaux, sa chute est inéluctable. La « pluie de pierres » est aujourd’hui cette pluie de dossiers et de vérités qui s’abat.
Le renversement des cités corrompues commence toujours par la perte de leur prestige.
L’Oncle Mammon et ses alliés arabes réalisent trop tard que l’on ne bâtit rien de durable sur le chantage et l’abjection.
Hichem Kacem